[ARTICLE] – Rapport annuel d’activité : les tendances fortes pour 2019 – Mis à jour le 05/12/18

Rapport annuel d’activité : les  tendances fortes pour 2019

Faire de la contrainte une opportunité ! Ou comment faire de son rapport annuel d’activité la pierre angulaire de sa communication ! Finis les documents ternes, insipides et désincarnés ! En 2019, l’heure est plus que jamais à la transformation, la digitalisation et l’innovation. Les rapports d’activité seront donc créatifs, sociaux et incarnés.

Dans les services communication ou juridique des grandes entreprises, le rapport annuel d’activité a toujours eu une place particulière. Ce document très formel et obligatoire revient à l’ordre du jour, inlassablement, chaque année. « La presse a ses marronniers, ces fameux sujets qui reviennent chaque année à la même époque, nous, nous avons le rapport annuel d’activité » confie une directrice de la communication.

C’est pourquoi, chaque année, la même question revient sur la table : comment réinventer l’exercice ?

Certes, la contrainte est forte. On ne peut pas faire n’importe quoi avec le rapport d’activité. En plus du bilan et du compte de résultat, le document doit contenir un ensemble d’informations relatives à l’activité de l’organisation comme les évènements marquants de l’année écoulée ou l’évolution prévisible des différents projets.

Il doit être à la fois, un regard dans le rétroviseur de l’année écoulée mais également une projection dans l’année à venir. « La plupart des rapports annuels sortent plusieurs mois après la clôture de l’exercice, la nouvelle année est donc largement entamée. Il faut donc en tenir compte dans la conception du document » explique la directrice conseil d’une agence de communication spécialisée dans les rapports annuels.

Un nombre croissant d’entreprises a bien compris que le rapport d’activité pouvait devenir un formidable outil de communication interne et externe. A l’image d’une banque régionale qui, depuis qu’elle a transformé son rapport d’activité en un document 100% communicant s’est rendue compte que ses commerciaux l’utilisaient désormais en clientèle. 

Depuis quelques années, les entreprises, conseillées par des agences créatives, débordent d’originalité pour se démarquer. Certaines d’entre elles cassent les codes en défrichant de nouveaux territoires de communication, notamment sur les réseaux sociaux, à la recherche de trois maîtres-mots : Transformation, digitalisation et innovation.

Voici les 5 tendances qui devraient se confirmer en 2019.

1. La rapport annuel d’activité : au service de la culture d’entreprise.

Le document doit être l’incarnation d’une vision partagée. Certains groupes n’hésitent plus à associer leurs équipes en concevant des plateformes ou des réseaux d’entreprises. L’objectif est de mobiliser l’ensemble des collaborateurs dans le monde entier sur les enjeux et la stratégie de l’entreprise, notamment pour la partie RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise). Témoignages, retours d’expériences, photos, vidéos sont rassemblés puis compilés dans le rapport d’activité.

2. Le rapport annuel est incarné.

Le travail des collaborateurs doit être valorisé, relayé par des interviews écrites ou des vidéos. Finies les illustrations piochées dans des « banques d’images ». Les photos prises « à l’arrache avec son portable ». L’heure est à la production de photos qualitatives, à la définition d’un style graphique, d’une ligne éditoriale visuelle afin d’unifier les photos de groupe et les images individuelles. Chaque entreprise doit affiner son style visuel puis le décliner sur tous ses supports (imprimé/web/blog/réseaux sociaux).

3. Le rapport annuel change de forme et se partage.

La plaquette institutionnelle a vécu. Bienvenue aux formats innovants : livres, BD, mangas, l’imagination n’a plus de limites. Mais le choix du format doit avoir du sens et être en adéquation avec les valeurs de l’entreprise. En plus de l’amplification digitale sur les réseaux sociaux,  le format original doit permettre d’élargir la diffusion via de nouveaux canaux de distribution.

Le groupe BPCE a choisi en 2017, une approche éditoriale originale en proposant son rapport d’activité sous forme d’un roman à clé. La banque a fait appel à un écrivain pour proposer un vrai livre en deux tomes : « L’intrigant monsieur Langley » et « Les banques qui ont aidé Eva à grandir autrement », sous forme d’une intrigue. Le livre a été diffusé dans les salons d’Air France ainsi qu’aux abonnés du quotidien Les Echos.

4. Le rapport annuel se digitalise.

Le papier quand il reste obligatoire doit  être connecté ! Sites, réseaux sociaux ou réalité augmentée, via des applications de type SnapPress, sont autant de possibilités d’extensions vers d’autres médias. LVMH propose par exemple, une collection de livres virtuels et des contenus enrichis cliquables. Plus communicants mais aussi plus responsives, les rapports d’activités doivent d’abord être conçus pour les mobiles et les tablettes dans une société où la technologie fait partie intégrante de notre quotidien.

5. Le rapport annuel est social.

Linkedin, Facebook, Youtube ou Instagram, à chacun son réseau de prédilection, en fonction de ses cibles ou de ses affinités. L’entreprise Elior a donné carte blanche à six influenceurs du web pour partager en images et en hashtag leurs propres expériences clients dans six restaurants du Groupe dans le monde entier. Quel que soit le réseau, c’est l’iconographie qui conditionne l’engagement, elle doit donc être pensée dès le départ pour avoir un impact significatif.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *